Recevoir les news d’Expat by You
Suivez-moi sur les réseaux sociaux
Image Alt

Expat by you

Elisabeth Mangin

En expatriation, je n’aurais pas réussi professionnellement si… par Élisabeth Mangin.

L’orage gronde à Moscou quand je retrouve Élisabeth par Zoom. Il pleut des trombes d’eau par la fenêtre. Ce déluge est en contraste avec la tunique fleurie que porte Élisabeth. Un contraste à l’image de son « odyssée » comme elle aime qualifier sa mobilité internationale, riche en aventures personnelles et professionnelles mouvementées : une arrivée dans la tempête et un départ sous SON soleil. 

Cinq ans se sont écoulés depuis son arrivée en Russie. Dans un mois, le départ est programmé pour Paris. Et dans ses bagages, aux côtés de ses souvenirs, Élisabeth emporte son contrat d’embauche pour un poste en RH « compensation & benefit » chez GEFCO, leader européen de la logistique automobile. Un poste qui lui colle à la peau, dans une entreprise en ligne avec ce qui est important pour elle. Elle débute en juillet.

En écoutant son parcours, je mesure à quel point sa réussite professionnelle pour son retour n’a rien du hasard. Cette « besogneuse humaine » aime le travail bien fait. Elle est déterminée à rester elle-même dans l’environnement qui lui correspond : une préparation qu’elle a provoquée pendant sa mobilité pour lui permettre de retrouver sa dynamique pro. 

Une odyssée au-delà de Moscou, un voyage vers son cœur.

Découvrez l’expérience d’Élisabeth et comme elle, trouvez les clés pour construire votre dynamique professionnelle :

  • posez les bases solides de votre dynamique pro,
  • dépassez les difficultés et les freins que vous pourrez rencontrer sur votre chemin,
  • faites de votre expérience un tremplin professionnel.

.

Dynamique professionnelle

.

Qu’est ce qui a été déterminant dans la réussite de vos projets pro ?

Garder de bonnes relations avec mon réseau : je suis toujours partie en très bons termes de mes précédents emplois et j’ai maintenu mon réseau actif.  J’ai eu une expérience de onze ans chez PSA en RH. Sept ans après, l’entreprise qui m’emploie est une ex-filiale de PSA. CQFD. 

Mon coaching avec toi : il y a eu un avant et un après. C’est très difficile de résoudre certaines choses toute seule. Même les grands managers se font coacher. Nous avons besoin d’un miroir pour penser différemment. La vie fait que par nos habitudes, notre éducation, notre milieu, nous créons des sillons dont il est difficile de se sortir.  ET je voulais sortir de mes sillons professionnels et profiter de ce temps de réflexion pour me questionner, trouver mes réponses et être à ma place. M’écouter ENFIN ! Le coaching m’a permis de sortir de ma circularité et d’OSER pour envisager les choses sous un autre angle. Il m’a permis de clarifier ce qui est OK pour moi personnellement et professionnellement. Résultat :  je prends un poste en juillet qui ME correspond dans une entreprise avec qui je sais que je suis en phase.

Garder une activité professionnelle : la première année de mon expatriation, je me suis concentrée sur le bien-être de ma famille et le mien, et une fois que tout a roulé, la deuxième année d’expatriation, je me suis demandé ce que je voulais faire. J’ai eu l’envie de me rendre utile et de rendre l’accueil que j’avais eu lors de mon arrivée. Et je me suis lancée :

  • Je suis une passionnée d’histoire alors j’ai suivi un cours d’histoire Russe pendant quatre ans à l’institut Français. C’était passionnant. Puis je me suis occupée de l’activité histoire de Moscou Accueil, j’ai écrit pour le journal des expatriés des articles historiques et j’ai également été guide bénévole. J’ai adoré analyser et synthétiser l’histoire russe pour la transmettre que ce soit à l’oral ou à l’écrit.
  • En parallèle j’ai participé à l’organisation des navettes scolaires et des activités periscolaires de l’association des parents de L’école. C’était pour moi un investissement solidaire pour la communauté. 
  • Mon profil LinkedIn a toujours été à jour ce qui m’a permis d’être régulièrement chassée et de garder un œil sur mon employabilité

Tous ces projets m’ont permis de rester active professionnellement et garder une dynamique pro.

.

Quel tabou avez-vous dépassés pour construire votre projet pro ?

Assumer mon break : c’est OK de ne pas travailler et exister socialement. Vivre mon oisiveté sans culpabiliser. Profiter de la vie. J’ai couru professionnellement pendant 15 ans. La vie n’est pas QUE le boulot. Et pour la première fois de ma vie je me suis autorisée à ne pas avoir d’objectif et me laisser porter par ce qui venait. Je me suis nourrie de rencontres, de visites, d’une culture passionnante.  J’ai un peu appris le russe mais pas autant que je l’aurai voulu, il faut faire des choix…. Je me suis occupée de ma famille, de mes enfants. Quel luxe ! 

La réussite professionnelle n’est pas ce que l’on attend de moi. La réussite est personnelle. Diplômée de l’École Supérieure de Commerce de Paris (ESCP) avec une spécialisation en Ressources Humaines, j’ai suivi le chemin classique de la réussite professionnelle quand on sort d’école de commerce. Des grosses sociétés, que ce soit dans le conseil, dans l’industrie ou dans la grande distribution spécialisée, différents postes en RH, que ce soit dans la formation, l’accompagnement du changement, les rémunérations et avantages sociaux. Des années riches pendant lesquelles j’ai appris à penser RH mais pas toujours dans des postes qui me convenaient ou avec lesquels je me sentais alignée.  J’ai rompu ce schéma en prenant le temps de m’écouter et oser être moi tout simplement. Vivre une carrière à la hauteur de mes envies et mes ambitions.  

.

Quels hasards vous ont aiguillée dans votre parcours ?

Ce ne sont pas des hasards mais plutôt des coups de pouce du destin, arrivés au bon moment et que j’ai saisis :

  • l’histoire d’une rencontre avec un responsable extraordinaire qui m’a appris mon métier et des managers inspirant qui m’ont appris à mieux me connaître, 
  • une expatriation qui est arrivée à point nommé et qui a été la chance de ma vie. C’était le rêve de mon mari de tenter l’aventure. Moi je suis plutôt casanière. Pourtant après 15 ans d’une carrière exigeante, j’avais besoin et envie de vivre autrement et de faire une pause,
  • une rencontre avec le coaching, la sophrologie. On ne trouve pas les solutions en restant tout seul derrière son bureau,
  • un alignement des étoiles quand GEFCO me contacte pour un poste.

Est-ce que j’ai provoqué sans le savoir ces coups de pouce ? Peut-être. En tout cas, je me suis autorisée à ouvrir une porte vers quelque chose de plus grand que moi pour rêver la vie professionnelle à ma mesure.  

.

Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?

Comment gérer tout ce temps libre quand je suis arrivée à Moscou. Pour la première fois de ma vie, mon « agenda » était vide et m’autorisait à gérer mon temps différemment. Oui mais comment ? J’avoue qu’avoir un champ des possibles devant moi m’a déstabilisée. Comment gérer tout ce temps libre utilement ? 

.

Comment les avez-vous surmontées ?

En me mettant en mouvement très rapidement et accepter que je ne maitrise pas tout. Aller à la rencontre d’autre personnes, visiter Moscou… Je me suis autorisée à vagabonder, à cheminer. Je me suis concentrée sur mon chemin et non pas sur la finalité. Cela m’a ouvert des libertés, cela m’a fait sortir de ma zone de confort et explorer des domaines que je n’aurais même pas envisagés avant.

.

En quoi avoir construit une activité en expatriation est aujourd’hui un moteur pour votre dynamique professionnelle?

Clairement, mon travail sur moi a permis mon repositionnement professionnel, qui est clé dans sa dynamique au travail :

  • je sais ce qui est OK et pas OK pour moi, 
  • je fais un choix de carrière qui Me ressemble,
  • c’est OK de ne pas faire comme tout le monde,
  • j’aime mon expertise et je décide d’évoluer de manière horizontale,
  • je sais sur quelle force m’appuyer et quelle faiblesse gérer.

Cette phase préparatoire de remise en question m’a permis d’asseoir ma crédibilité. J’étais prête pour mes entretiens. J’ai probablement été convaincante car j’étais moi. Oui mon parcours est atypique, out of the box et je l’assume, je l’ai construit. Ma valeur aujourd’hui vient de mes compétences ET de mes années expatriation hors du cadre qui m’enrichissent et continuent à m’alimenter.  

.

Et si c’était à refaire ?

Je signe tout de suite à nouveau. Chaque année a été épanouissante, challengeante et construisante et c’est ma réussite. Expatriation réussie !

Plus qu’une rencontre avec un pays, une culture, une rencontre avec moi-même.

Je veux me rappeler de ces années quand je serai dans l’œil du cyclone. Que le monde est vaste et grand pour m’aider à prendre du recul par rapport au challenge personnel ou professionnel.  Respirer.

.

Dynamique professionnelle

.

Merci Élisabeth pour vos partage et conseils. Votre réussite professionnelle est un moyen puissant d’inspirer d’autres femmes à trouver une dynamique professionnelle en expatriation. Et pourquoi pas moi ?

Si vous avez lu cet article, c’est que vous vivez l’expatriation et que peut être vous avez déjà trouver le projet pro et que les conseils d’Élisabeth vous permettront de mener à bien votre projet. 

Mais si vous vous posez des questions sur comment trouver un nouvel élan pro mais ne savez pas par où commencer, vous pouvez :

Hélène.

Publier un commentaire