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Expat by you

Projet expatriation

Je n’aurais pas réussi mon projet en expatriation si… par Stéphanie Vandersippe.

Je retrouve Stéphanie par WhatsApp vidéo. Maman de 3 enfants, 100 % française, Stéphanie vit l’expatriation depuis 17 ans : Norvège, Nigeria, Cameroun, de nouveau la Norvège, la Russie et depuis 2019, Paris.

Stéphanie est comme vous et moi. Elle nous montre par son expérience et à travers son témoignage que oui l’expatriation challenge notre vie professionnelle, nous fait tomber mais ce n’est pas une raison de ne pas essayer de vivre notre propre projet. A la clé ? une richesse professionnelle et personnelle.

Souriante et disponible, elle revient sur ses 17 ans d’expatriation, ses éléments de succès, ses échecs, le hasard, les rencontres et le fil rouge de son expérience réussie sur son chemin de femme expatriée.

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Quel tabou expatrié as-tu brisé pour construire ton projet ?

L’expatriation a été un choix de couple, nous voulions tenter l’aventure en famille. C’est dans cette optique que mon épanouissement personnel et professionnel faisait dès le départ partie de l’aventure, tel un contrat que mon mari et moi avions convenu ensemble. 

Puis au fil de mes expatriations, je me suis rendue compte que j’avais besoin d’avoir un agenda, un projet professionnel, des moments où je suis dans l’action et la construction. Faire des visites, des rencontres et découvrir le pays était bien sûr important mais je voulais également rester actrice de ma vie. Cela fait partie de mon équilibre. J’ai assumé de ne pas toujours être disponible pour ma famille car je participais à des soirées réseaux ou je travaillais sur mon business.

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Qu’est ce qui a été déterminant dans la réussite de ton projet ?

  • Oser pour ne rien regretter :  Tout est opportunité. L’expatriation offre une richesse des personnes et tous les milieux se côtoient beaucoup plus facilement à l’étranger. Même si cela ne correspond pas à ma formation de base je fonce car je sais que ces expériences vont m’amener à développer des comportements recherchés aujourd’hui en entreprise. 
  • Toujours avancer : J’ai mis 5 expatriations pour savoir ce qui me plaisait vraiment, mais j’ai toujours avancé. Travailler en expatriation ne veut pas dire forcement travailler en entreprise à 100 %. C’est avoir une activité qui nous fait avancer, sans rester statique en se disant que l’on ne fait rien pendant deux ans. Il est important d’avoir l’impression de progresser et de se construire. Si une personne a un besoin de travailler pour son équilibre, un coaching peut l’aider à monter son projet.
  • Savoir ce que l’on veut. Le plus important est de se connaitre, de réfléchir sur ce que nous sommes, de ne pas se mettre de barrière, d’y aller et foncer. Nous avons besoin, pour nous-même, de travailler et d’avoir une activité. Il faut réagir sur ce qui se présente. Même si nous pensons que cela ne nous correspond pas, nous en tirons toujours du bénéfice.

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Quels hasards t’ont aiguillée dans ton parcours professionnel ?

En expatriation, j’aime la richesse du « tout est possible » : nous avons le luxe de pouvoir tout essayer. Il est primordial de ne pas rester dans la nostalgie d’une activité.  Oser se lancer dans un autre domaine et rebondir sur les hasards qui s’offrent à nous. Il n’y a pas de routine. Tout est opportunité. Il faut de la ténacité, se dire que nous avons toujours une place quelque part et essayer, sans repousser à l’expatriation suivante. J’ai donc fait le choix de rebondir sur les hasards de mes rencontres et des possibilités : je suis passée de la mise en place du premier réseau commercial en Russie pour Stand UP à ingénieur projets Norvège et Cameroun, j’ai fait une formation en tapisserie et appris le norvégien et le russe. 

Il ne faut surtout pas attendre et finalement ce sont ces hasards qui nous bousculent. Le tout est de les embrasser et de les transformer en opportunité. C’est facile de se laisser bercer par le confort de l’expatriation et se réveiller après ces années et dire « ah si j’avais su ». A chaque expatriation, je reproduis le même modèle : je commence par installer ma famille, les routines de la maison et du cercle familial puis je passe à la phase construction de mon activité professionnelle. 

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Quelles difficultés as-tu surmontées ? 

Je me suis retrouvée dans des situations compliquées. Ça fait aussi partie de l’équation. 

  • Une mission a été annulée deux jours avant notre départ suite à des tensions politiques
  • Un rapatriement express deux valises sous le bras. Comment redémarrer de rien?
  • Au Cameroun j’ai cru que nous allions mourir. En vacances en famille avec les enfants, lors d’une fête religieuse, un blanc a renversé un local avec sa voiture. Il a pris la fuite et s’est réfugié dans notre hôtel. Des locaux sont venus armés dans l’hôtel avec l’intention ferme de se venger. Nous nous sommes barricadés avec les enfants dans la chambre et nous avons appelé la sécurité de l’entreprise de mon mari pour une évacuation d’urgence.  Par chance, ils n’ont pas fouillé les chambres. Nous avons eu la peur de notre vie.
  • Au retour en France, je me suis retrouvée dans la masse. Chacun a son rythme, reste cloisonné et se questionne moins sur ce que sont les autres et ce qu’est leur vie. En expatriation, nous lions au contraire très facilement des contacts et nous sommes curieux de la richesse des autres. 

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Comment t’es-tu relevée ?

Ma force est ma capacité de travailler en réseau et demander de l’aide. J’ai su trouver dans notre famille, nos amis et nos relations l’élan nécessaire pour bouger.

Les clefs ont également été tous les apprentissages le long de mon chemin d’expatriée. Des expériences m’ont amenée à développer les comportements recherchés aujourd’hui en entreprise. Ce n’est plus que le diplôme qui fait la différence. La valeur ajoutée des collaborateurs vient de leur capacité d’adaptation.

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En quoi avoir construit une activité en expatriation est un facteur moteur pour ton travail aujourd’hui ?

De retour en France en septembre 2019, j’ai retrouvé un travail en deux mois chez TechnipFMC. J’ai rebondi sur un poste à 100 % sur Paris. Ce qui a fait la différence ? Avoir su garder un cap professionnel en expatriation et ma capacité d’adaptation suite à toutes mes expériences cumulées lors de mon périple. 

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Et si c’était à refaire ?

Je ne ferais rien différemment, sauf peut-être ma formation de tapissier. Je me serais plutôt orientée vers de la décoration d’intérieur. Mais franchement, tout le reste, je garde !

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Si vous avez besoin de motivation, de structure ou de soutien pour la mise en place de votre propre projet expatriation, vous pouvez:
– trouver plus l’inspiration dans le témoignage de Julia. Professionnelle du marketing, Julia Wimmerlin a radicalement changé de carrière en s’orientant vers la photographie.
prendre RDV avec moi pour faire le bilan de votre situation et retrouver un élan professionnel
– me poser toutes vos questions par écrit helene@expatbyyou.com

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Après une « première vie » managériale de 18 ans en multinationale, je me consacre depuis 5 ans à ma deuxième vie professionnelle. Diplômée en PNL et coaching, j’accompagne les femmes expatriées à retrouver leur élan professionnel en développement un projet/une activité à la hauteur de leur envie et ambition. A la clé ? sens et satisfaction. Je pratique en ligne et à distance pour vous accompagner partout dans le monde.
Mieux me connaitre.

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