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Expat by you

Julia Wimmerlin « En expatriation, osez sortir de votre zone de confort, rebondissez sur vos envies et sur les opportunités »

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Professionnelle du marketing, Julia Wimmerlin a radicalement changé de carrière en s’orientant vers la photographie. «Rester dans une dynamique professionnelle en expatriation» est pour elle une évidence. En partageant son histoire, Julia apporte son expérience et ses conseils aux expats qui souhaitent (re)trouver un projet professionnel en mobilité internationale.

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Une tasse de thé dans les mains, Julia boit une gorgée, et à travers nos écrans interposés, j’entrevois son bureau sur lequel trône un énorme écran. Aujourd’hui Julia est photographe. Ambassadrice de 500px, finaliste des concours « Travel Photographer of the Year 2019 » et Sony World Photography Awards 2020, ses photos transpirent sa personnalité : précise, sensible, artistique, émotionnelle. Pourtant rien n’était écrit à l’avance. Depuis l’Ukraine à aujourd’hui Hong Kong, Julia nous dévoile le film de son expérience professionnelle expatriée. Ses clichés les plus connus viennent de ses voyages, de sa faune et de ses portraits créatifs qui ont remporté des prix internationaux et sont publiés à l’étranger.

www.juliawimmerlin.com
500px
@juliawimmerlin

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Julia d’où venez-vous et quel est votre parcours d’expatriée ?

Ukrainienne d’origine, je vis actuellement à Hong-Kong. La richesse de ma vie est à l’image de la diversité de mes expatriations : France, Suisse, Japon, Philippines, Espagne et Hong Kong. Dans une première vie je travaillais dans le marketing international. J’ai ensuite fait du conseil, puis j’ai été créatrice de mode tricot et je suis aujourd’hui photographe. La première fois que j’ai tenu un reflex numérique entre les mains, c’était en 2011 au Japon, où vivions à l’époque. Et je ne l’ai plus jamais lâché depuis.

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Quelles astuces conseillez-vous pour faire de sa mobilité une opportunité professionnelle ? 

Ecoutez, ouvrez les yeux, faites des liens et rebondissez sur vos envies. Faites et vous verrez bien. Il n’y a aucun risque. L’important est de trouver le fil rouge. Le mien a été de raconter des histoires. Toutes mes transitions sont en fait très logiques et liées à ma capacité à raconter une histoire, que ce soit à travers le marketing, un vêtement ou une photographie qui peut remplacer mille mots.

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Julia, où en êtes-vous aujourd’hui et que faites-vous ?

Je me qualifie comme une photographe émotionnelle, cinématographique et différente. J’aime tous les types de photos et j’apporte toujours ma touche personnelle. Ma force est ma créativité, combinée à la capture d’une émotion authentique. Et comme toute passion, je la transmets : j’enseigne la photo ainsi que mes trucs et astuces au sein du Club Photo de Suisse. Cette année j’ai l’honneur d’être l’ambassadrice de 500px, la plus grande communauté au monde de photos en ligne. Je contribue également au National Geographic Your Shot – la communauté photographique de National Geographic.

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Quelles premières étapes ont orienté votre choix ?

La passion de la photo est venue au Japon. Tout est tellement beau que j’ai voulu poser sur mes images toutes ces couleurs, ces personnes et ces paysages. Ce choix est venu à moi, par le hobby. Je suis partie de rien, j’ai tout appris sur le tas. J’ai passé de nombreuses heures à essayer, à retoucher, à étudier les logiciels, en un mot, à comprendre ce métier. Mes expériences professionnelles en marketing et publicités m’ont permises de commencer à travailler comme  photographe commerciale.

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Quelles ont été vos plus gros challenges ?

Mon plus gros challenge est de bouger tout le temps. J’ai juste le temps de connaitre le pays, les meilleurs emplacements, lier des contacts professionnels pour me faire connaitre et hop, nous repartons. Au fil des ans, et avec l’expérience cela devient plus facile de bouger et de faire face à ces défis.  Mon moyen de le surmonter est d’avoir toujours mon matériel avec moi et de ne faire aucun plan sur le futur. Je me forme, je délivre du bon travail et je profite des opportunités. Je me suis toujours donné la permission d’être libre de partir une semaine faire un reportage photo, ou de ne pas déménager dès que mon mari part si une nouvelle option s’ouvre à moi.  

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Qu’est-ce qui vous plait dans cette vie professionnelle à l’étranger ?

J’aime la diversité et j’en ai même fait ma spécialité. Comme pour la photo, c’est la manière d’écrire sa propre histoire. Vous pouvez vous laisser embarquer par l’histoire ou créer la vôtre. Vous travaillez avec la lumière de la même manière que les couturiers travaillent avec le tissu. En photographiant les gens, vous les aidez à se redécouvrir et vous vous redécouvrez aussi vous-même constamment grâce à la nouveauté.

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Julia, que feriez-vous différemment si vous deviez recommencer ?

Je ne ferais rien différemment. Je suis là où je suis car je me suis laissée guider et j’ai rebondi sur les opportunités.

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Quels ont été les clés de votre réussite professionnelle ?

L’une des clefs de ma réussite a été de ne pas faire de plan. Ce qui doit arriver arrive. Par contre, quand cela survient, il faut sauter dessus à bras le corps. Restez ouvert et attentif aux occasions et saisissez-les quand elles vous parlent. Ne vous posez pas non plus trop de questions et osez sortir de votre zone de confort. C’est nouveau, vous ne maîtrisez pas : travaillez pour avancer !

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Quel bilan faites-vous de ces années d’expatriation ?

Je n’aurais jamais imaginé développer mon activité « de cœur » et encore moins réussir. L’expatriation a été un tremplin pour me réaliser autrement professionnellement. Mes voyages, mes expériences à l’étranger, mes rencontres, sont autant de diversités dont j’ai fait ma spécialité.

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En guise de conclusion, quels conseils donneriez-vous aux conjoints expatriés ?

Le premier conseil est de travailler pour garder une indépendance morale, et pas simplement financière. Avoir votre propre réseau et vos connexions. Sortir de votre sphère familiale pour exister pour vous-même. Il n’y a pas tant de moments dans la vie où nous avons le temps et la sécurité financière pour nous poser et nous réinventer. C’est un vrai luxe de pouvoir explorer des pistes professionnelles en toute sécurité et il ne faut pas le manquer. Il faut aussi garder à l’esprit que vous ne démarrez pas de zéro et que vous avez déjà des qualités et des expériences sur lesquelles vous appuyer.

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– Confidence –

Pouvez-vous nous dire une anecdote ? Lors de mon dernier voyage photo en Inde, ma mère m’a accompagnée. Tous les jours, nous baignions dans des atmosphères déstabilisantes pour mes shootings et nous changions d’endroit. C’était intense. Ma mère m’a alors dit : « mais elle est toujours comme ça, ta vie ? ».  Cette vie est en effet devenue ma réalité

Quelle a été votre plus grosse galère d’expatriée ? Lors de nos expatriations, nous avons eu beaucoup d’expériences différentes et parfois difficiles comme le Séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku et les problèmes qui ont suivi à Fukushima ; Haiyan, le plus puissant typhon jamais mesuré, aux Philippines en 2013 ; 6 mois de manifestations politiques suivies par le coronavirus de Wuhan actuellement à Hong Kong.  Ces moments ont permis de nous remettre en question et nous mesurons aujourd’hui tous les jours la chance que nous avons de vivre cette vie d’expatriés.

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